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Commentaires

Yann

Je ne me suis, curieusement, intéressé au téléchargement qu'à partir du moment où j'ai su qu'il était interdit ou qu'il allait l'être.
Je suis assez partagé sur la question.
Cela a commencé par un CD que j'ai voulu acheter par internet.
En comparant les prix, j'ai relevé une toute petite phrase avertissant que le CD risquait de ne pas passer sur tous les appareils et que je ne pourrais peut-être pas le lire sur mon ordi ou sur le lecteur de mon véhicule.
J'ai donc renoncé à l'acheter et en ai téléchargé quelques titres après avoir pu les pré-écouter, tout n'étant pas de qualité égale.

J'ai ensuite téléchargé soit des oeuvres que je possèdais déjà, mais sous forme de 33 tours et de cassettes, soit des titres qui me plaisent momentanément, mais pas suffisamment pour que je les achète.
Ou alors, de vieilles chansons introuvables dans le commerce.

Par le P2P, j'ai découvert des artistes dont je n'avais jamais entendu parler, pour la bonne raison qu'ils ne sont pas diffusés.

Un proche, musicien inconnu et talentueux , se dit favorable au P2P.

Je n'aime pas l'illégalité, et je suis prêt à payer un forfait raisonnable, ce qui préserverait à la fois les droits d'auteur, et mon goût de l'exploration de toutes ces ressources.

Je pose une question : depuis des années existent des magnétophones, des magnétoscopes. J'ai parfois, soit fait des copies au moyen de ces appareils, soit acheté lorsque mes moyens me l'ont permis.
Pourquoi ces appareils sont-ils mis en vente si copier est illégal?
Lorsqu'on achète un livre, on le prête souvent aussi : faut-il taxer les lecteurs ?

Les téléchargements créent-ils vraiment un gros manque à gagner pour les maisons de disque?
Je ne le crois pas vraiment. Les budgets ne sont pas extensibles. Et quand on aime vraiment un artiste au point d'avoir ses oeuvres dans sa dicothèque, on se fend de quelques euros pour un CD.

La plupart de mes téléchargements répondent à une certaine curiosité, à un désir de découvrir des choses inconnues ou de redécouvrir des oeuvres oubliées.

Mais dans la plupart des cas, je ne suis pas assez motivé pour avoir envie d'acheter...et souvent ces titres ne sont pas dans le commerce.

Quelle est la solution?
Interdire tous les appareils permettant la copie?
Je ne téléchargerai probablement plus à l'avenir, mais il est en tout cas hors de question maintenant pour moi d'acheter un CD dont je sais qu'il ne pourra peut-être pas être lisible sur mes appareils.

Alain BAZOT

UNE PREOCCUPATION LEGITIME…

Si je ne peux que me réjouir du débat ouvert par ce billet d’humeur relatif aux conditions ubuesques du vote relatif à la licence globale, et, bien évidemment admettre la critique parfois acide d’internautes ( je me permets ici d’indiquer à Monsieur Valente qu’il trouvera les réponses à ses questions dans les précédentes notes, éditos ou tribunes mis en lien dès la page d’accueil), je ne peux rester indifférent à certaines mises en cause, notamment quant à légitimité de l’UFC-Que Choisir pour parler de ce sujet majeur qu’est l’accès à la diversité culturelle… Qu’on se le dise, le consumérisme a évolué : il ne s’agit plus seulement de parler du prix et de la qualité des boîtes de petits pois… Loin de cette vision surannée, une véritable politique de la consommation doit aussi bien accompagner l'harmonisation européenne avec la libéralisation de nombreux secteurs que l'impact des nouvelles technologies. Sur la licence globale, sujet de société, il était inconcevable que ne pas soit pas entendue la voix des artistes et du public et que soit seulement écoutée celle des industriels.
En tout état de cause, merci de vos commentaires…
Bon week-end à tous…

Joël

Je rappelle également le débat sur le système de la protection 'physique' des CD!
EMI, spécialiste du sujet, vend des produits illisibles sur des lecteurs tout ce qu'il y a de plus classiques.
Je bataille actuellement avec eux à propos d'un CD de Souchon, illisible sur mon auto-radio (et même impossible à extraire une fois que cette 'illisibilité' a été constatée)
La réponse d'EMI: renvoyer le CD illisible, on vous enverra le même non protégé!
Dois je renvoyer mon auto-radio, ma voiture, ... ?
Faut il que je mette à télécharger 'illégalement'?
On va du pear-to-pear vers le PIRE TROP PIRE ! !

martin valente

Je suis effaré par tous ces commentaires. Monsieur Bazot, lorsque vous parlez d'"une loi assurant de façon juste et équilibrée le respect des droits du public et des créateurs… " je ne comprends pas très bien à quel droit du public vous faites allusion? Internet a permis d'avoir accès à un nouvel espace de communication, il permet d'avoir accès à de nombreux biens sans bouger de chez soi. Pour autant, lorsque vous faites vos courses dans une boutique et que tous ces produits qui sont sur les étals vous font envie, pensez vous qu'ils vous appartiennent, que vous pouvez vous servir gratuitement sans rien payer? Non, cela ne vous vient pas à l'esprit. L'avantage des biens culturels lorsqu'on leur donne une valeur marchande (de manière totalement arbitraire, et aléatoire, il est vrai, mais comment apprécier la valeur d'une oeuvre?), c'est qu'ils permettent à leur auteur de ne plus dépendre des seuls mécènes et de tirer profit de leur oeuvre. Il s'agit là d'une juste rémunération. L'oeuvre ne réside pas dans son seul support ( c'est bien pour cela qu'un CD vierge vaut moins cher qu'un CD qui contient les chansons d'un artiste! Evident non?), lorsque donc vous téléchargez des oeuvres vous contournez le marché et privez le créateur de sa rémunération. je ne parle pas ici , des industries, et autres majors qui n'ont qu'un rôle industriel de mise en service et d'accompagnement de l'oeuvre, mais bien de l'artiste créateur. Accorder une espèce de licence globale permettant à n'importe qui de télécharger n'importe quoi pour un prix dérisoire est une catastrophe pour tous les artistes. Comment le législateur peut envisager une répartition correcte de la taxe entre les artistes? Ce serait, et je pèse mes mots l'effondrement du système du droit d'auteur qui n'est pas comme beaucoup l'ont présenté un système rétrograde mis en place par quelque uns et qui profite aux plus gros! Des milliers d'auteurs vivent du seul revenu que leur verse la SACD ou bien la SACEM. Je ne veux pas, moi, artiste, un retour à la culture d'Etat, car la répartition effectuée des fonds récupérés grâce à la licence globale ne pourrait être qu'imparfaite et injuste. Un auteur touche aujourd'hui précisément sur ce que les ventes de ses disques ou des ses livres rapportent. Il n'y a pas plus juste. Et je ne vois pas pourquoi au nom d'une liberté nouvelle d'accès à la culture pour tous, les auteurs devraient payer. C'est à l'Etat d'assurer cet accès, pas aux auteurs qui doivent vivre. Ne confondons pas libre accés, support de l'oeuvre et l'oeuvre elle-même!
Je retiens également, Monsieur Bazot selon vous, "Rémunération accessoire à l’exploitation principale des œuvres, la redevance liée à la licence globale n’entend pas être le mode unique du financement de la création mais un revenu complémentaire." Mais Monsieur Bazot,, pourquoi voulez vous que les internautes, qui ne sont pas plus bêtes que les autres continuent d'acheter des disques chez le disquaire? Quel sera donc la rémunération principale de l'auteur puisque la redevance ne doit être qu'une rémunération complémentaire?
Un peu de sérieux s'il vous plaît, renseignez vous donc! comment les écrivains, les auteurs et les compositeurs vivent-ils? Ils ne sont pas payés sur leur prestation comme les interprètes ou les comédiens, mais grâce aux droits d'auteur. Puisqu'avec ce système, la vente de disques disparaîtra à terme (pourquoi voulez vous payer ce que vous pouvez avoir à volonté grâce à votre abonnement internet?), puisque vous dites que la redevance ne dot être qu'une rémunération complémentaire, expliquez-moi donc comment les auteurs vont vivre?
Monsieur Bazot, j'ai voulu être bref, mais je serais également ravi, si vous le souhaitez, de vous éclairer sur l'industrie du cinéma français et les ravages qu'une licence globale provoquerait. Et je suis bien placé pour le savoir puisque j'ai la chance d'écrire et de réaliser des films et d'en vivre, j'espère encore pour quelque temps.

Daniel Dabat

Voici quelques chiffres livrés à votre sagacité :
(Chiffres donnés récemment dans une émission télévisée par une représentante de la SACEM)
Sur un disque de 18€ …..1,12€ à 1,40€ sont remis à l’artiste en fonction de sa « notoriété »…SIC !
Comme on le voit, les artistes sont bien rémunérés !.....à condition de parler en millions d’exemplaires vendus, quant au reste de la manne, elle permet aux maisons de disques, agences publicitaires, etc. de vivre grand train au vu des revenus accumulés !

Pour vous éclairer davantage :
http://blog.siteparc.fr/index.php/2006/01/24/126-cout-revient-cd-fnac

Au final….bien sûr, vous l’avez compris, cette énorme industrie, qui emploie sans doute plusieurs milliers de personnes, a besoin de vivre…..Et celle de l’ADSL ?...quant les internautes commencerons à se poser la question de l’utilité réelle du coût engagé (360€ par an environ)….Mails surveillés, Site de vente à problèmes, pannes des opérateurs, couverture Nationale aléatoire ….

Verschaeve Martial

Avec 38€ d'amende (qui vont dans les caisses de l'état et non aux artistes),on vient d'inventer le radar automatique pour les vilains internautes qui s'échangent un morceau de musique alors qu'ils payent déjà une taxe sur les supports.
A quand le permis à points pour surfer sur Internet?!!!

filipetxe

Continuant dans cette voie, il faut fermer les bureaux de tabacs à cause du tabagisme, interdire la production de vin et d'alcool à cause de l'alcolisme, brider les véhicules pour qu'ils ne puissent pas dépasser le 130 km/h, supprimer le droit de vote pour éviter d'élire les "mauvais" candidats, etc...etc....

LM

A cette aube du tout digital et de la précision que cela autorise, parler de licence globale est une abérration. La simplicité doit être de mise: celui qui consomme rémunère celui qui produit. Et ce n'est pas la licence globale archaïque qui permet cela et qui permet de garantir les droits de paternité d'un créateur sur ses oeuvres. Vous sortez de votre mission en prenant part à un débat qui ne vous concerne pas.

Luc OGER

je trouve lamentable que le débat s'oriente toujours vers la verbalisation et la sanction de tout le monde alors qu'un certain nombre seulement "fraude".
il faut déja payer une taxe sur les CDs, sur les DVDs et peut-être bientôt sur le débit sur internet. Pour quoi devrais je payer toutes ces taxes si j'utilise tous ces supports de façon normale et légale????
c'est à dire les CD et DVD pour graver des fichiers de données et internet pour mettre à jour des sites web et échanger de mails.

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