Lors de la clôture du Grenelle de l’Environnement, le Président de la République a bien tenté de travestir le projet de « taxe carbone » en évoquant une « contribution climat-énergie », d’éteindre l’incendie naissant au sujet de cette réforme en annonçant une réflexion approfondie pour trouver le juste équilibre mais rien y fait ! Je ne peux accepter l’idée de cette taxe, non écologiquement motivée, et qui vise avant tout à faire renaître la TVA sociale… avec des habits verts !
Le mécanisme de la taxe carbone est simple : augmenter d’une façon générale le prix des carburants pour faire diminuer leur consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre… Louable et ambitieux, cet objectif est cependant irréaliste puisque le moyen préconisé va à l’encontre de l’expérience de ces dernières années. En effet, avec la forte croissance du prix du baril, la taxe carbone existe de fait depuis plusieurs années et n’a pas produit les effets souhaités (depuis 1995, les prix TTC du carburant ont augmenté de 63% ce qui n'a pas empêché la consommation de croître de 8%). L’explication de cet échec est simple : l’utilisation du carburant n’est, bien souvent, pas un choix mais une obligation puisque nombre de consommateurs, notamment dans les zones rurales ou périurbaines, ne disposent pas d’alternatives concrètes (transports en commun) ou n’ont pas les moyens de s’équiper d’un véhicule à moteur économique. Au final, la taxe carbone est une punition financière de près de 300 millions d’euros (estimation en cas d’augmentation d’un seul centime de la TIPP avec une consommation constante) qui frappe indifféremment tous les consommateurs. N’en déplaise à Madame Lagarde qui propose aujourd’hui comme seule réponse à la flambée des prix de prendre le vélo, la dépendance au pétrole n’est pas un choix !
Quant à la proposition de compenser cette taxe par une baisse des charges sociales, ce n’est rien d’autre qu’une TVA sociale déguisée sous des apparats écologiques. Pour l’UFC-Que Choisir, la clé du problème se situe dans le développement de tous les moyens qui permettent aux ménages de se reporter vers des alternatives à la voiture ou vers des consommations moins intensives.
Il ne s’agit pas d’être systématiquement contre le levier prix pour orienter les comportements dans le sens d’une consommation plus économe en énergie… Deux conditions doivent cependant impérativement être réunies : tout d’abord, le consensus doit exister sur l’intérêt écologique de l’objectif visé, ce qui bien évidemment le cas s’agissant des gaz à effet de serre. Ensuite, le consommateur ne doit pas être captif de la situation, il doit avoir une alternative crédible ! Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que s’agissant de la consommation de pétrolière, le consommateur est loin d’être indépendant !
Cette philosophie qui anime l’UFC-Que Choisir, j’espère pouvoir la présenter lors des travaux du comité de pilotage chargé de définir d’ici le 15 décembre les modalités de cette « contribution-énergie ». Je viens d’écrire à Jean Louis BORLOO pour lui demander la participation de l’UFC-Que Choisir à ce comité de pilotage… Il serait inadmissible que les consommateurs ne soient pas associés à une réforme qui les concerne au premier chef et soient traités comme de simples vaches à lait… Comme je l’ai indiqué dans mon édito du mois de novembre, le Grenelle de l’Environnement doit rendre les consommateurs plus vert…eux dans leur consommation et non verts… de rage ! Affaire à suivre…



en faisant bref ! avec tout ce qui se passe en ce moment de négatif, j'apprecierai franchement tres mal de devoir me serrer un peu plus la ceinture pour eponger les charges patronnales de societes genre total ou autres, qui pretendent verser des larmes de crocodiles sous pretexte qu'elles n'arrivent pas à joindre les deux bouts, alors qu'elles ne cessent chaque année d'annoncer des bénéfices records ....
Rédigé par : huste-mirassou benoit | 13 mars 2008 à 10:59
voici le courrier adressé au directeur de Rober Laffont dont le livre "Survivre avec les loups" de Misha Defonseca est presenté sur leur site comme un "récit/temoignage/vécu" ,une honte!!!
Monsieur le Directeur,
Mon manuscrit n'etait pas dans la "ligne editoriale"d'apres votre comité de lecture...encore aurait-il fallu en lire 2 ligne!!!Marc Levy l'avait apprécié...pour l'avoir lu!Il s'agissait, en ce qui me concerne,d'une vraie autobiographie!!!Ce qui n'est pas le cas pour"Survivre avec les loups" de Misha Defonseca!!!J'ai versé des torrents de larmes, ecrit à l'auteur,en ai parlé autour de moi..etc.Ce livre a hanté plusieures de mes nuits...J'estime avoir été flouée,trahie...Je me reserve une eventuelle suite judiciaire pour tromperie morale et tout ce qui legalement accompagne ce genre de faits."Roman" aurait été plus judiciaux que"biographie"...
Votre comité de lecture a fait une grosse erreur avec moi, avec elle,je suis revoltée et tres en colere!!!
Salutations exaspérées
Sandrine Rizzotto
Rédigé par : sandrine rizzotto | 29 février 2008 à 09:53
PS: au message précédent
Malgrès notre désaccord sur la taxe carbone j'adresse un grand merci pour toutes les actions de l'UFC "que choisir" qui défend vraiment les consommateurs qui sont de plus en plus "escroqués" de toutes parts.
Merci aussi à vous personnellement qui savez représenter efficacement plus de 60 millions de gens.
Je vous voit fréquemment dans l'émission "c'est dans l'air" où je trouve que vous savez trouver les mots justes face à d'autres qui ne voient pas la vache à lait qu'est en train de devenir le consommateur. (bien sûr ça touche surtout les plus pauvres, et la plupart des chroniqueurs n'ont jamais dû connaitre la restriction permanente).
Surtout........Continuez!!!
Rédigé par : PARISOT Alexis | 24 février 2008 à 17:28
Moi je suis plutôt pour cette taxe carbone: le pollueur devient le payeur et pour éviter de pénaliser les gens qui sont obligés de prendre leur voiture pour travailler il faudrait proposer de relever le taux kilométrique (pour les frais réels de la déclaration de revenus ou pour les indemnités versés aux salariés qui doivent travailler avec leur voiture).
Ce qui faudrait discuter surtout c'est l'utilisation qui devra être faite de cette taxe. L'idéal serait qu'elle soit utilisée pour baisser les taxes sur les produits propres ou sur les énergies renouvelables au lieu d'enrichir les entreprises au travers une baisse de cotisations sociales (même les plus polluantes, un comble).
Par exemple, vous parlez dans le numéro de mars de "que choisir" du rétablissement de la TVA à 5.5% pour le photovoltaïque, mais votre article ne précise pas que pour en bénéficier l'installation doit avoir une puissance inférieure à 3KWc ce qui pénalise les gens qui auraient bien installé plus (pour arriver à compenser leur consommation), de plus avec les recettes de la taxe carbone on pourrait accorder le taux réduit (voir un taux zéro comme en Allemagne) même pour les constructions neuves ce qui permettrait d'équiper en renouvelable dès la construction.
En résumé : Les produits respectueux de l'environnement coutent plus cher que ceux qui polluent, un transfert de taxes permettrait de les rendrent plus compétitifs donc plus utilisés.
Rédigé par : PARISOT Alexis | 24 février 2008 à 16:56
Bonjour,
Avez-vous développé une réflexion sur les éco-quartiers et la mixité sociale ? Cette équation me semble difficile à résoudre en conservant un bon équilibre environnemental social et économique.
Merci,
Thierry CESSAT,
Rédigé par : Thierry CESSAT | 23 février 2008 à 10:52
on sait bien que le rencherissement du prix du carburant sera un frein à sa consommation. Fidèle adhérent à l'UFC, je suis inquiet quand e lis votre position prenant un contre pied sur ce point. Ce n'est pas l'opinion de tous, loin de là. Evidemment, la pression pour les alternatives à la voiture doit se développer. A quand une grande enquête avec classement des villes ou régions sur ce thème ?
cordialement,
Rédigé par : rey-herme | 10 janvier 2008 à 22:55
Bonjour,
sur la taxe carbone et votre billet, je vous remercie de ce commentaire... que je ne manquerai pas d'utiliser. Sur le fond, j'aimerais beaucoup avoir un échange sur prix de l'essence vs tarification de l'usage des infrastructures... Mais hélas je n'ai pas le temps ce matin. Je cherchais juste un endroit où laisser un message pour Christelle Paulo (et un clin d'oeil), d'une part pour la remercier (en tant que citoyenne) de ce qu'elle a porté sur l'énergie (articles et chat)mais aussi lui dire que dans un des derniers Que choisir reçu (décembre 454), j'étais fort déçue de la page 6 et des énormités écrites sur "retards et péages"... j'en appelais à notre histoire (Laboratoire d'Economie des transport) pour éviter d'écrire que la SNCF est bénéficiaire... et que l'Etat se sert dans ses caisses !!!! Franchement, outre l'énormité intrinsèque, ce n'est pas le moment de diffuser ce genre d'erreurs, alors même que la SNCF a tant d'efforts à faire pour devenir concurrentielle et efficace... si l'on veut limiter les coûts externes des déplacements et si l'on veut que ce très grand employeur qu'est la SNCF perdure face aux concurrents qui arrivent (notamment étrangers ; allemands)... sans que l'Etat ne soit encore et toujours plus mis à contribution... mais au détriment de quoi ?
Quant au montant des péages... c'est encore un autre débat, que Christelle connaît bien. Mais la question de l'auteur de l'article (pb alibi ?) aurait mérité d'être beaucoup plus clairement "affirmée"...
Merci à vous de transmettre et à bientôt pour le fond de votre article de blog.
Sincères salutations
Claire Jafflin
Rédigé par : Claire Jafflin | 02 janvier 2008 à 06:44
bonjour,
le saviez vous qund on concoit un produit on ne connait pas sa dure de vie (calcul du MTBF), puis on l'ajuste.
Exmple pratique la lampe basse consommation, trop durable a l origine a ete modifiee, simplement un petite bobine par un fil. Elle evitait le sur courant d'allumage, ainsi la dure de vie passe de 2 an a 6 mois, en utilisation normale. La dure en fonctionnemt permanent ne change pas ( cas inexistant).
voila comment multiplier par 4 son chiffre d'affaire.
Evidemnet la lampe est moins chere.
Il est dommage que vos actions se limitent qu en bout de chaine.
En concevant autrement on n'aboutais pas a la pauperiation du consommatteur.
Ce levier que vous ne possedez pas rends inneficaces les actions carbonnes, car en definitive se sera le consommateur qui payera dans ce jeu du chat et de la souris.
La conception actuelle est basee sur un service a dure determine : la garantie et non sur l áccession a la propriete.
La garantie etait a l'origine une assurance contre les defauts de mise en route, pas un indicateur de fin de vie.
Les SAV contribuaient a limiter le carbonne, il n y en a plus.
Pain beni mon pouvoir d achat tend vers l infini, puisqu avec mes connaissance je remet en etat ce qui est jete, et en plus cela rend les gens heureux de savoir que cela ne va pas a la poubelle (freecycle).
Derniere "aqusition" imprimaante pro laser couleur, avec un jeu de cartouche. Cout : un coton tige.
Un filet qui cache une montagne de gachie...
N75
Rédigé par : norbert75 | 27 novembre 2007 à 16:52
Il n'y a pas de consensus concernant un intérêt écologique s’agissant des gaz à effet de serre.(sous-tendu par l'axiome "le CO2 entraîne un réchauffement climatique"). Un documentaire de la BBC du 8.3.2007 fait apparaître qu'il s'agit d'une arnaque puisque le CO2 n'en est qu'une conséquence. Cela n'empêche pas, bien au contraire, de militer pour économiser les ressources naturelles mais met en porte à faux les mécanismes de type taxe carbone. Il y certainement lieu de revenir à une démarche réellement économique avec la vérité des coûts et des gains. De plus, quand on voit à quelles aberrations les subventions des biocarburants conduisent (palmiers à huile en Indonésie par les hollandais qui conduisent à brûler des forêts tropicales) on se dit qu'il faudrait quand même réfléchir un peu avant que les deniers des contribuables ne soient dépensés avec des effets désastreux ailleurs sur la planète.
Rédigé par : Michel Goyard | 24 novembre 2007 à 12:10
Attention aux solutions non éprouvées ; exemple la mise en place de la pesée des ordures ménagères. Depuis quelques mois notre commune a mis en place ce principe de collecte des ordures ménagères, les frais ont effectivement baissés mais au lieu d'investir dans un composteur nos concitoyens ont investi dans des "tonneaux métalliques" pour brûler leur ordures ménagères. Certains soirs quand le plafond est bas une odeur nauséabonde se répand dans tout le quartier...
Rédigé par : Miasik Didier | 16 novembre 2007 à 13:16
J'approuve pleinement la majorité de vos éditoriaux, mais ici je crois que vous êtes, comme on dit, à côté des clous -ou de la plaque.
La taxe carbone a, un peu (cela dépend de son montant), un effet de limitation de la consommation d'énergie fossile, mais comme vous le dites, pour les carburants auto l'élasticité de la demande est faible. Par contre, l'utilité essentielle de cette taxe est de pouvoir financer des alternatives.
Vous dites que les "consommateurs ne disposent pas d'alternatives concrètes". Oui, et comment vont-elles venir ces alternatives ? Qui va payer ? On rêve si on croit que c'est le budget général de l'Etat qui va le faire.
Cette méthode de financement est ce qui se passe avec les taxes pour le recyclage, les taxes pour l'assainissement de l'eau, etc...
Alors oui à la taxe carbone.
Rédigé par : Alain Dornic | 15 novembre 2007 à 11:34
Association « Pas de Centrale Thermique en Terre d’Argence »
Compte Rendu de la Réunion d’Information
du Jeudi 26 Octobre 2007 à Vallabrègues
Environ 80 personnes étaient présentes dont Mr Doulaud, Maire de Vallabrègues et l’Association de l’Environnement de Vallabrègues (Mme Sylvie Rossignol Put, La Présidente et les membres de son Bureau).
Présentation du Projet POWEO :
Le triangle Nîmes, Arles, Avignon est largement pourvu en production d’électricité (éoliennes, barrage de Vallabrègues, EDF Aramon) et en usines polluantes de tous genres (Aramon, incinérateur, Calcia, Sita, Cellulose, Saria,…).
Que représente Powéo pour la terre d’Argence ?
- Le projet ne répond à aucun besoin en énergie qui ne serait pas déjà couvert. Powéo est une société privée d’électricité dont l’objectif est essentiellement tourné vers l’exportation.
- C’est l’équivalent de la centrale d’Aramon posée sur la ligne de crête des Costières entre Jonquières, Beaucaire et Bellegarde (14 ha).
- C’est deux lignes THT 400 mille volts à travers notre territoire.
- C’est 365g de CO²/ kWh soit plus de 2 millions de tonnes de CO² par an (soit 4 fois les émissions de Calcia : usine la plus polluante du Languedoc- Roussillon).
- C’est 800 m3 d’eau prélevés chaque heure, c’est 540 m3 de rejet de vapeur d’eau chaque heure soit la consommation journalière d’eau des Jonquièrois.
- C’est un sale coup porté aux agriculteurs qui, depuis des décennies, multiplient les efforts pour valoriser l’image de leurs produits (A.O.C., Costières de Nîmes, huile d’olive, vergers, cultures bio, agro-tourisme…)
- C’est à peine 8% de l’ensemble des recettes totales des 5 communes.
- C’est une usine livrée et montée clés en mains par des sous-traitants extérieurs à la région.
- C’est un impact positif minime sur l’emploi local.
- C’est par contre la mise en péril de milliers d’emplois durables, directs et indirects, dans le secteur agricole.
- C’est SURTOUT un NON SENS INCROYABLE à l’heure où les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur l’utilisation des énergies fossiles et les rejets de CO² ; à l’heure où les politiques, et les médias nous incitent à un comportement éco-citoyen.
Les réflexions et propositions de la salle :
- Les maires de l’intercommunalité concernée auraient donné leur accord au projet pour la seule raison des retombées financières. Le maire de Vallabrègues qui était présent dans la salle n’a pas pu nous dire autre chose.
- Demander aux Elus locaux de pouvoir consulter les dossiers concernant POWEO dans chaque Mairie de la Communauté de la Terre d’Argence.
- Organiser un référendum d’initiative populaire dans chaque village de la Communauté de Terre d’Argence même si légalement il ne peut être lancé par le maire du fait de la proximité des Elections Municipales. Ces consultations seraient préparées par les Associations de l’Environnement.
- Proposer une cyber action avec l’association implantée nationalement : CYBER @CTEURS C/O Alain UGUEN 152 Rue Fernand Pelloutier 29000 QUIMPER Tél : 02 98 90 49 34 (Voir le site).
- Faire appel aux dons pour lutter juridiquement par l’intermédiaire des bulletins d’adhésion à l’Association « Pas de Centrale Thermique en Terre d’Argence »
- Participer massivement à l’enquête publique en allant consigner le registre en Mairie de Beaucaire jusqu’au 06 Novembre 2007. Le premier argument à mettre en avant est que le projet ne correspond à aucun besoin supplémentaire en énergie dans la région. Au-delà chaque protestation doit être sérieusement argumentée pour être recevable.
- Contacter des Associations de Fourques pour mobiliser ainsi la totalité des Villages de la Terre d’Argence.
Rédigé par : gilles | 08 novembre 2007 à 20:34
Pour rebondir sur le Grenelle de l'environnement,nous sommes menacés,sur le littoral atlantique,entre ROYAN et La PALMYRE,de l'installation d'un port méthanier SEVESO 2 sur le site du VERDON,à l'entrée de l'estuaire de la GIRONDE(dernier estuaire naturel d'Europe)zone classée NATURA 2000 par la Communauté Européenne!!
Plus d'info:contact@medocpourtous.org
Rédigé par : Klein L | 08 novembre 2007 à 18:01