« Pas propice actuellement»... Par ces mots, prononcés au moment où elle remettait au Premier Ministre sa note jointe au rapport Besson, Christine LAGARDE a sonné l’oraison funèbre de la TVA sociale, même si le cercueil du cadavre n’est pas encore cloué… En effet, malgré les critiques de la Ministre de l’Economique quant à l’important « risque inflationniste » de cette mesure, dénoncé depuis des mois par l’UFC-Que Choisir, son caractère « peu créateur d’emplois », et son impact limité sur la croissance, le gouvernement a décidé de consulter le Conseil Economique et Social… Si cette saisine ne vaut pas stricto sensu enterrement, il n’en reste pas moins que le projet de réforme semble moribond… L’UFC-Que Choisir ne manquera d’ailleurs pas de veiller à ce que l’enterrement de la réforme aille à son terme en précisant ni fleur, ni couronne !



Désolé pour être hors sujet mais je voulais réagir à des propos tenus par Que Choisir, que j'ai entendu à la radio, à propos de la surconsommation de médicaments en France. La personne donnait en exemple les médecins hollandais qui prescrivent beaucoup moins que les français. Je voulais juste signaler qu'il ne faut surtout pas prendre les Pays Bas en exemple en matière de santé! Effectivement ils ont réussi à avoir une sécu qui n'a pas de déficit mais à quel prix! Je travaille dans une organisation européenne et les collègues racontent des histoires à faire peur sur des erreurs de diagnostique ou même de refus de diagnostique par le médecin de référence qui est l'interlocuteur unique. Résultat, la plupart planifient leurs opérations dans leur pays d'origine. Et je viens même de croiser un collègue espagnol qui s'est fait opérer à Bordeaux après avoir fait ses analyses à Bilbao (analyses refusées en Hollande). Personnellement, je vais chez le dentiste à Toulouse car il paraît qu'il est difficile d'en trouver un qui ne fasse pas mal. Je vous assure que je n'exagère pas et peux apporter des témoignages aux personnes intéressées. Ce qui m'inquiète est la tentation de prendre ce système en exemple car il n'est pas déficitaire. Sauvons notre sécu en chassant les abus et excès mais soyons conscients des risques en voulant privatiser et supprimer les déficits.
Rédigé par : Martin | 12 octobre 2007 à 14:10