Aujourd’hui, les yeux habitués à fixer le petit écran devraient plutôt être braqués vers Strasbourg où les députés européens s’apprêtent à sacrifier tout un pan de l’exception culturelle française et européenne au détriment des citoyens européens en général, et des consommateurs en particulier.
La révision de la Directive « Télévision Sans Frontières », que les députés européens discuteront dans quelques heures, propose une rupture inadmissible de l’équilibre, trouvé en 1989, entre la protection du téléspectateur et les besoins du marché. Transposant artificieusement les dérives américaines sur la publicité, le texte, s’il est adopté, va créer un tsunami publicitaire inondant toutes les antennes européennes, y compris les émissions pour enfants. Ce raz de marée aboutira à deux conséquences dramatiques.
D’une part, l’admission du placement de produit dans les œuvres produites pour la télévision (téléfilms, séries, fictions documentaires, etc…), jusque là épargnées, constitue un acte liberticide. En effet, le placement de produit, quelles que soient ses formes (insertion discrète d'un nom ou d'un produit dans le décor, citation orale, voire consommation dudit produit), bride la création, favorise les programmes à fort potentiel commercial au détriment des oeuvres indépendantes, et en conséquence appauvrit la teneur des œuvres audiovisuelles… Au-delà de cette atteinte à la liberté de création des auteurs, à l’indépendance artistique ou éditoriale et par là même à l’intégrité des œuvres, le placement de produit viole fondamentalement la liberté de choix du consommateur puisqu’il ne peut plus se soustraire au message publicitaire s’il veut continuer à regarder son film.
D’autre part, l’absence de mesures d’encadrement de la publicité à destination des enfants risque d’aggraver le fléau sanitaire européen qu’est l’obésité. Faut-il ici rappeler près de 20 millions d’enfants européens sont en surpoids ou obèses, que l’enquête publiée par l’UFC-Que Choisir en septembre 2006 a démontré que 89% des spots diffusés pendant les programmes pour enfants portent sur des produits trop riches en graisse ou sucre et, enfin, que les enfants « télévores » sont ceux qui consomment le plus de produits déséquilibrés ?
Gardien des équilibres, les députés européens doivent prendre conscience des risques qu’ils font peser aux auteurs, diffuseurs, et consommateurs en ouvrant ainsi les vannes de la publicité !



j'ai une liste déjà de refus en tant que consommateur:
le carburant, les ogm, les pubs, les emballages extravagants, les jouets en platique, les sms etc...
Boycottons aussi la TV!
Rédigé par : claud83 | 22 mai 2007 à 22:39
afin de protéger les enfants contre le déferlement intempestif des pubs et contre l'abêtissement qui en résulte parfois, il ne faut pas que la télé prenne l'importance qu'elle peut avoir parfois dans certains foyers. louer ou acheter vidéo et dvd (films, docs et jeux)qui correspondent à leur âge et à leur goût, sans oublier les livres, les sorties... même une simple promenande (ou une partie de ballon avec les copains, les frères et soeurs, les parents) peut leur apporter, leur apprendre, beaucoup. la télé n'est pas une obligation et s'en passer ne tient qu'à nous.
Rédigé par : lambert agnès | 11 mars 2007 à 10:02
La France et l'Europe vivent les yeux rivés vers les Etats Unis, estimant que le modèle de vie des Américains est le meilleur au monde. L'Europe de Bruxelles (ou de Strasbourg) ne fait que se soumettre une fois de plus à l'Impérialisme Américain si elle vote cette loi dangeureuse et scandaleuse. Elle est toujours plus au service des groupes de pression des entreprises peu scrupuleuses d'assassiner leurs contemporains au profit des LEURS PROFITS toujours plus scandaleuseument élévés pendant que les 2/3 de la planète crèvent de FAIM.
Rédigé par : vialard-goudou | 26 décembre 2006 à 09:19
Voila pourquoi j'ai voté non à la constitution européenne
Rédigé par : Buisson | 16 décembre 2006 à 08:05