Dans une interview à la Tribune, publiée la
semaine dernière, Luc CHATEL affirme vouloir plafonner à 12 mois maximum les
durées d’engagement au lieu de la prison dorée des 24 mois pratiquée
actuellement par les opérateurs… Les 24 mois d’engagement constituent un frein
structurel à la concurrence, déjà bien défaillante dans ce secteur comme le
révèle l’arlésienne de la 4ème licence… Si je ne peux que soutenir,
à nouveau, le principe d’un plafonnement à 12 mois des durées d’engagement, en
revanche s’agissant de la méthode, là, je suis vraiment étonné, pour ne pas
dire plus…. En effet, l’idée de réunir à la rentrée autour de la même table
consommateurs et opérateurs pour qu’ils discutent de ce sujet est loin d’être nouvelle…Les
tables rondes de 2005 entre opérateurs et associations de consommateurs,
organisées sous l’égide du précédent gouvernement, avaient le même ordre du
jour. Des engagements avaient été pris par les opérateurs mais - les promesses
n’engageant que ceux qui les reçoivent - aucune avancée n’a été obtenue !
Au moment de la préparation du projet de loi « en faveur des
consommateurs », les voix des parlementaires, dont celle du rapporteur, un
certain Luc CHATEL, et des autorités de régulation s’étaient d’ailleurs élevées
pour que la résolution des différents problèmes (durées d’engagement,
assistance téléphonie, etc..) passe par la loi… Rappelons en effet que dans les
pays où la concurrence dans le secteur des Télécommunications est réputée plus
active (Norvège, Finlande, Suède, …), le législateur, lui-même, est intervenu
pour limiter ces durées. Cela n’a pas amené une hausse des prix mais bien au
contraire une dynamique à la baisse tout à fait significative et profitable aux
consommateurs. En janvier, le député CHATEL voulait une action législative à
tout prix; en juillet, le Ministre CHATEL demande une concertation et menace d’agir
par la loi, comme l’avait fait François LOOS avant lui… Je me sens peu enclin à
ma laisser contaminer par cette réunionite aigue!